Les syndicats mondiaux appellent à la reconnaissance de l'État de Palestine

À la veille de la prochaine Assemblée générale des Nations Unies à New York, les syndicats mondiaux soussignés, qui représentent plus de 200 millions de travailleurs dans le monde par l’intermédiaire de la Confédération syndicale internationale (CSI), des Fédérations syndicales internationales (FSI) et de la Commission consultative syndicale auprès de l’OCDE (TUAC), soutiennent pleinement l’engagement croissant des gouvernements à reconnaître l’État de Palestine.

Nous appelons tous les pays à franchir cette étape essentielle vers l’avènement d’une Palestine démocratique et souveraine, vivant dans une paix juste et durable aux côtés d’un Israël en sécurité.

En mai 2024, les dirigeants des syndicats mondiaux ont rejoint une délégation historique en Palestine. À Ramallah, ils ont rencontré des syndicats et de hauts responsables de l'Autorité palestinienne. Le message était clair : la reconnaissance de la Palestine comme État est essentielle pour construire un avenir souverain et démocratique et garantir la paix et la dignité de son peuple.

Déjà, 147 des 193 États membres des Nations Unies ont officiellement reconnu la Palestine. Les Syndicats mondiaux saluent les gouvernements qui se préparent à avancer sur cette voie lors de l'Assemblée générale des Nations Unies de 2025. Cette reconnaissance affirme le droit du peuple palestinien à l'autodétermination, renforce le droit international et contribue à créer les conditions de véritables négociations entre deux parties égales. Elle constitue également un pas vers la correction du déséquilibre des pouvoirs, qui prolonge l'occupation illégale de la Cisjordanie et de Gaza et, tant qu'elle perdure, l'instabilité.

La reconnaissance de la Palestine est non seulement une question de justice, mais aussi une nécessité. Des décennies de retard n'ont engendré que des cycles de violence et de désespoir, et aujourd'hui, ces échecs ont abouti à des pertes humaines catastrophiques, des destructions massives et la plus grave crise humanitaire à laquelle le peuple palestinien est confronté depuis des décennies. mis en évidence par les experts de l'ONU la semaine dernièreUne reconnaissance immédiate enverrait un signal fort : la communauté internationale n'acceptera plus de report indéfini des droits des Palestiniens. C'est le fondement sur lequel un véritable processus de paix peut être construit.

Pour le mouvement syndical mondial, le principe est clair : les travailleurs du monde entier ont le droit de vivre dans la liberté, la dignité et la sécurité. Le peuple palestinien ne mérite pas moins. La reconnaissance de l’État de Palestine ne doit pas être considérée comme une récompense à l’issue de négociations. Elle est un élément essentiel d’une paix juste et durable.

Nous exhortons tous les gouvernements à s'engager à franchir cette étape aux Nations Unies. Cette reconnaissance est une expression concrète de la volonté de la communauté internationale de défendre les droits humains, de garantir le respect des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU et de progresser sur la voie d'une Palestine libre, indépendante et viable. Ce n'est que sur cette base qu'un Israël en sécurité et une Palestine souveraine pourront cohabiter en paix.

Signataires:

David Edwards, secrétaire général de l'Internationale de l'Éducation

Atle Høie, secrétaire général d'IndustriALL Global Union

Luc Triangle, secrétaire général de la Confédération syndicale internationale

Christy Hoffman, secrétaire générale, UNI Global Union

Steve Cotton, secrétaire général, Fédération internationale des ouvriers du transport

Ambet Yuson, secrétaire général de l'Internationale des travailleurs du bâtiment et du bois

Adriana Paz Ramírez, secrétaire générale, Fédération internationale des travailleuses domestiques

Daniel Bertossa, secrétaire général de l'Internationale des services publics

Kristjan Bragason, secrétaire général, Union internationale des travailleurs de l'alimentation, de l'agriculture, de l'hôtellerie-restauration, du tabac et des branches connexes

Veronica Nilsson, Secrétaire générale, Commission consultative syndicale auprès de l'OCDE

Anthony Bellanger, secrétaire général de la Fédération internationale des journalistes

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